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contexte

Advenit post multos Scudilo Scutariorum tribunus velamento subagrestis ingenii persuasionis opifex callidus. qui eum adulabili sermone seriis admixto solus omnium proficisci pellexit vultu adsimulato saepius replicando quod flagrantibus votis eum videre frater cuperet patruelis, siquid per inprudentiam gestum est.

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Contexte • Version longue

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MessageSujet: Contexte • Version longue Dim 22 Jan - 17:47
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tout puissant
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Prologue

18 avant la Cazatéras, Obscuria était un monde tout ce qu'il y a de plus normal. On y trouvait trois forêts principales et elles portaient toutes très bien leur nom : elles étaient denses et les arbres millénaires et fiers pointaient vers le ciel leurs branches hautes et fortes. Dans ces dites forêts, on n'y apercevait que très peu de branches entrelacées ou entrecroisées et c'était pour le mieux car les labyrinthes de branchages étaient, après tout, synonyme de malheur, tout comme le fait de poser le pain à l'envers. Sur ce monde on voyait aussi diverses prairies qui s’étendaient sur plusieurs lieux et il semblait qu'elles étaient plus vastes et plus nombreuses que les forêts.
Même si rien de perceptible ne l'indiquait, Obscuria se divisait en trois : le cercle des Rois, aussi nommé Safaptal qui regorgeait d'habitations de bois et de terre cuite, le cercle sauvage surnommé Amalpa qui était rempli de forêts, d'eau et surtout d'animaux sauvages et dangereux et enfin la terre des exilés, Sylka, immensité verte parsemée de forêts, de montagnes et traversée par un cours d'eau.
Que ce soit Nathaël, le premier roi, Alberick le fou, le cinquième roi ou Elvir, le dixième roi, ils étaient tous du même avis : le petit peuple se devait d'obéir aux ordres royaux, que ça lui plaise ou non, qu'il trouve ça juste ou non car seule l'obéissance était importante. Après tout c'était grâce à cette obéissance que le cercle et ses habitants prospéraient : désobéir et se rebeller pouvait entrainer leur chute. Toute personne refusant d'obéir n'avait que peu de choix, celui de quitter Safaptal ou de se laisser emprisonner par le roi sans être sûr de pouvoir apercevoir le prochain lever de soleil.
Suite aux multiples exils et départs délibérés, que cela soit pour fuir le roi et ses gardes ou tout simplement pour vivre d'une autre façon, différentes tribus itinérantes s'étaient créées. Si elles n'obéissaient pas aux rois, elles n'allaient pas non plus les provoquer ouvertement. Au contraire, les clans préféraient se faire oublier de tous et vivre le plus tranquillement possible.
Le confort des hordes ne semblait pas vraiment inférieur à celui des habitants sédentaires. Le logement n'était pas beaucoup plus petit pour les tribus et n'était pas moins défaillant pour leur santé, d'autant plus que la médecine, peu évoluée, permettait à tout le monde de l'appliquer. Seules les armes étaient différentes. En effet, si dans les villes les forgerons pouvaient façonner des épées et des lances en fer, les hordes n'avaient ni forgeron ni matériel pour fabriquer ce genre d'arme, les leurs étaient toutes en bois taillé.

Douce est l'ignorance

Il fut un temps où Obscuria n'était pas séparé en quatre cercles. Les hommes vivaient dans la crainte des cycles des lunes. Aussi, la nuit où la lune prenait la couleur du sang, tout le monde se barricadait dans sa maison. Les humains la nommaient nuit pourpre, nuit écarlate ou encore nuit de la lune rouge. Dès l'instant où le soleil disparaissait, plus aucune lumière ne restait allumée, plus aucune fenêtre n'était ouverte et toutes les portes se trouvaient fermées. Le même manège se produisait lors de la nuit aux deux lunes, aussi nommée nuit éclatante ou double éclipse, la seule nuit où les deux lunes Thrymr et Skathi s'alignaient parfaitement. La légende annonçait qu'à la nuit pourpre et à la nuit éclatante il y aurait plusieurs disparitions inexpliquées et des meurtres tous plus horribles les uns que les autres.
Chaque femme enceinte vivait dans la crainte d'accoucher durant l'une de ces nuits car, si cela se produisait, alors leur enfant serait maudit et disparaîtrait quelques heures après la naissance ou au seuil de leur adolescence. D'après les rumeurs, les nouveau-nés seraient kidnappés par des hommes ou des femmes plus rapides et plus forts qu'un être humain normal, mais, concernant les adolescents, personne ne pouvait donner d'explication. Des témoignages affirmaient que la dernière fois que l'adolescent maudit était aperçu, il discutait avec une personne alors que le soleil était couché.
C'est durant l'ère de Mistrasny que vécut Elenza, une femme dévouée qui avait profondément marqué l'histoire d'Obscuria, même si presque tous l'ignoraient. Elle était née deux jours après la nuit éclatante. Nul ne pouvait dire que son enfance ne fut pas joyeuse car, malgré la pauvreté dans laquelle sa famille et sa tribu vivaient, elle obtenait toujours ce qu'elle désirait, que ce soit de la part de ses parents ou des autres membres de la horde. Déjà, parce qu'elle était une petite fille charmante et joyeuse, mais aussi et surtout parce qu'elle aurait dû naître durant la nuit Éclatante et que le clan estimait que si elle était née plus tard c'était grâce à la Vie, et, de tous les éléments, c'est la Vie qu'ils adoraient le plus. Elle n'était pas la seule à être chouchoutée, même si elle était avantagée, tous les enfants de cette horde vivaient une enfance choyée et heureuse. Afin de les protéger, la tribu créait volontairement une bulle d'ignorance et d'innocence autour des enfants jugeant que la misère et la cruauté du monde les rattraperaient bien assez vite et les suivraient de près suffisamment longtemps pour qu'ils soient épargnés jusqu'à leur dix ans : le seuil de l'adolescence qui est l'âge auquel les enfants maudits disparaissaient immanquablement. Dès ses dix ans, elle fut initiée à certains travaux pour aider la tribu, tresser des paniers, modeler des pots en terre, recoudre des vêtements, se procurer des herbes de soins. Elle s'y pliait comme tout enfant de la tribu, avec respect pour des tâches aussi importantes, mais aussi avec le regret de voir leur innocence et leur liberté les quitter aussi brutalement. Pour eux, tout ceci était un arrêt complet et brutal de ce qu'ils préféraient le plus : l'oisiveté. Néanmoins, les enfants ne connaissaient que le côté de la Vie qu'ils jugeaient dur, ils n'avaient pas encore eu l'occasion de se rendre compte à quel point l'existence pouvait être aussi effrayante que cruelle.

Effrayante est l'ignorance

Toute la tribu s'était levée tôt pour plier les tentes, emballer les affaires et les fixer sur les chariots et les animaux. Tout le monde s’investissait pour lever le campement, même les enfants plus jeunes qu'Elenza. Comme chaque année à l'approche de l'hiver, la horde se déplaçait pour se rapprocher du gibier, mais aussi et surtout pour trouver une zone bien mieux abritée pour passer l'hiver avec le moins d’encombre possible. Ainsi, l'hiver les blessait moins, et ils étaient à l’abri des différents troupeaux qui s’orientaient également vers d'autres contrées plus accueillantes. Quelques années plus tôt, le clan pensait pouvoir attendre avant de partir, mais les troupeaux n’attendaient pas et il s'était trouvé piégé dans une ruée d'herbivores. Certains membres avaient malheureusement été piétinés, alors que d'autres s'étaient trouvés dans la ligne de mire d'une flèche ou avaient été embrochés par une lance perdue.
De longues heures étaient nécessaires pour replier toutes les affaires, et le voyage était long. Une fois arrivés à destination, les membres de la tribu sortaient quelques tentes et quelques couvertures pour s’allonger rapidement et se reposer plus longuement que s'ils montaient toutes les tentes. Le reste de l’aménagement du camp s’effectuait dès le lendemain matin.
Cette nuit s'annonça particulière, c’était la fameuse nuit où les deux lunes s’alignaient parfaitement, nuit de frayeur et de terreur appelée la nuit éclatante. Habituellement, la tribu ne se déplaçait jamais la veille de cette nuit blanche, presque éblouissante avec sa double lueur blanche, mais là elle n'avait pas le choix car les troupeaux allaient bientôt se manifester. Mais surtout, ils étaient tous trop occupés aux préparatifs du mariage du fils du chef et de sa belle et, de ce fait, tout le monde avait oublié cette affreuse nuit. La vie était cruelle… Ils venaient tout juste de monter la dernière tente de la soirée lorsqu'un hurlement animalier trancha le calme nouvellement établi. Chaque membre se tournait en direction du cri. Les plus jeunes enfants et les plus craintifs se collèrent aux jambes de l'un ou l'autre de leurs parents. D'autres s’accrochèrent à l'adulte le plus proche géographiquement et non biologiquement. D'un coup, les anciens et les hommes guerriers levèrent la tête avant d'ordonner à tout le monde d'allumer des feux autour du campement pour repousser les créatures de cauchemar. Elenza, ayant désormais atteint l'âge où les enfants apprenaient à devenir des adultes, devait, elle aussi, prendre quelques bouts de bois pour allumer un feu suffisamment proche du camp pour le protéger, mais suffisamment loin pour l'empêcher de prendre un sérieux coup de chaud. Les moins de dix ans reçurent l'ordre de se cacher dans les tentes avec les plus anciens et les femmes enceintes avec l'interdiction de mettre le nez dehors.
N'ayant jamais eu l'occasion d'allumer un feu et, qui plus est, sous la pression, Elenza éprouvait quelques difficultés à le faire et elle savait, ou plutôt se doutait, que les autres étaient trop occupés à se trouver des armes potentielles pour pouvoir l'aider. Les autres enfants de son âge étaient trop abasourdis pour faire autre chose que regarder le feu qu'ils avaient allumé, pour ceux qui y étaient arrivés. Raphaël n'était pas de ceux-là. Âgé de 15 ans, il avait eu le temps d'apprendre à faire un feu et surtout il avait déjà vécu une attaque de créatures lors d'une nuit éclatante. Rapidement, il se précipita vers la demoiselle pour lui venir en aide et surtout pour lui mettre une arme de fortune dans les mains tout en lui expliquant qu'ils devaient se battre contre de gros loups agressifs et plutôt doués pour le combat. Elle fut effrayée car elle avait déjà vu des loups et elle savait qu'ils chassaient leur proie en meute. Sa connaissance des loups s'arrêtait là, elle n’avait jamais connu ou vu de grands loups sauvages et elle ne s'était jamais battue contre ce genre de créature, quelle que soit sa taille. Comment pouvait-elle se battre contre l'inconnu ?

Brutale est la connaissance

Un second hurlement, bien plus proche que le premier, retentit. Trois énormes loups, suivis de plusieurs autres, bondirent face au camp de la tribu. En les voyant surgir, le cœur d'Elenza manqua un battement alors que tous ses muscles se contractèrent et que son regard se figea de peur. Ils semblaient être plus grands, peut-être d'une ou deux têtes de plus que les loups qu'ils avaient l'habitude de croiser lorsqu'ils allaient chercher des herbes médicinales et aromatiques dans la forêt. Mais n'ayant pas ces loups devant eux la comparaison était plutôt difficile à faire. De plus, la rage de se battre qu'elle perçut dans leur regard, ainsi que leurs grognements de défis les rendaient nettement plus effrayants que leurs cousins plus petits. D'ailleurs, ceux-ci ne s'attaquaient pas spécialement aux humains sauf s'ils se sentaient menacés.
La peur leur tenaillait le ventre, certains échouaient, leur inquiétude pour leur famille étant tellement prenante qu'ils ne parvenaient plus à se concentrer. D'autres avaient vu leur rapidité et leur efficacité redoublées sous l'effet de la peur et allumèrent feu sur feu. Heureusement, pour la tribu Nalys, ils parvinrent à allumer suffisamment de feux pour empêcher les créatures de leur sauter dessus, mais les hommes guerrier restèrent tout de même sur leur garde et ne lâchèrent pas des yeux leurs assaillants pour suivre le moindre de leur mouvement et ne pas se laisser surprendre.
Comme tout le monde le savait, la vie était cruelle. Il ne fut donc pas surprenant de voir une averse s'abattre sur la tribu et les loups, éteignant petit à petit les différents feux allumés. Effrayés, la plupart des membres du clan esquissèrent un mouvement de recul en observant les flammes vacillantes des feux. Ils avaient tous l'impression que l'Eau et le Feu se battaient l'un contre l'autre sans se préoccuper de la situation des Hommes. Dans les tentes, les femmes et les hommes, dans l'incapacité de se battre, se mirent à prier l'Eau, pour qu'elle n'avantage pas les loups, et le Feu, pour qu'il ne soit pas vaincu par l'Eau et qu'il puisse continuer à les protéger.
Vaines furent leurs prières. Lorsque les flammes s’éteignirent, les loups franchirent la barrière formée par les feux éteints et se jetèrent sur les humains les plus proches d'eux. Parfois ils étaient deux contre un, parfois un contre un, mais qu'importait le nombre qu'ils étaient contre les humains puisque ces derniers n’avaient pas la moindre chance contre l'un des grands loups, pas même contre le plus faible de leur meute.
Des loups grognaient et mordaient. Des humains hurlaient et souffraient. Des corps étaient lacérés et des gorges ouvertes. Il y avait aussi des bras qui ne ressemblaient à rien d'autre qu'un bout de chair accroché à un corps. Très vite, les loups atteignirent et attaquèrent les Nalys cachés dans les tentes. Raphaël, en voyant le carnage et en remarquant que les loups ne les avaient pas encore aperçus, attrapa le poignet d'Elenza et l’entraina vers l'arbre le plus haut. Ils y grimpèrent jusqu'à la cime, aussi vite que le leur permettait la terreur. Ils allèrent là où ils étaient hors de portée et de vue des loups et là où ils continuaient à apercevoir le carnage.
Plus la nuit passait et plus le silence mortel s'installait sur le camp de la tribu Nalys indiquant qu'il y avait de moins en moins de survivants. Silence qui s'était vu brisé par un cri de stupéfaction et d'horreur provenant d'Elenza. Juste devant elle, un loup lacéra le torse de son père avant de lui mordre la gorge et de trancher sa carotide, le laissant se vider de son sang. Raphaël essaya vainement de la faire taire pour éviter d'attirer l'attention sur eux, ce qui naturellement échoua étant donné qu'il était aussi choqué qu'elle.
Attirés par le bruit, trois loups s’approchèrent du perchoir des deux jeunes et ils tournèrent autour en sautant de temps à autre pour essayer de les faire tomber en les effrayant. Puis, voyant que les lunes se couchaient, les loups grognèrent et partirent en courant dans un dernier hurlement. Enfin, presque tous, étant donné que les hommes guerriers de la tribu étaient parvenus à tuer l'un des gros loups avant de se faire décimer par la meute. Mués par la curiosité, les survivants de la tribu Nalys : Raphaël et Elenza, s’approchèrent de la créature, qui, d'un seul coup tressauta avant de se mettre à changer de façon surprenante. En une petite poignée de minutes, le gros loup gris tacheté de noir laissa place à un homme blanc ayant une profonde entaille à l'abdomen et la tête presque décapitée. Surprise, Elenza lâcha un cri et recula sans pouvoir se retenir de brandir un bâton taillé en pointe devant elle. Les choses qui les avaient attaquées n'étaient rien d'autre que des humains pouvant se transformer en monstre... à moins qu'il ne s'agisse de monstres pouvant se transformer en êtres humains ?

Puissante est la vengeance

Effrayée et en colère, la demoiselle se rua sur le jeune homme à ses côtés en le frappant. Plus surpris qu'affolé par la situation dans laquelle il se trouvait, il se laissa frapper par Elenza, de toute façon ce n'était pas sa force d'enfant non entraîné qui allait lui faire mal. Au bout d'un moment, il lui attrapa les poignets pour la faire cesser tout en lui signalant que ça ne servait à rien d'agir de cette façon. Après avoir lâché prise, il prit quelques armes et des affaires utiles et il s'éloigna en demandant à Elenza de le suivre. De longs jours durant, ils marchèrent droit devant eux, sans échanger le moindre mot et en ressassant mutuellement les événements de la nuit. L'un comme l'autre n'avaient qu'une idée en tête : venger les Nalys, venger leur tribu, même s'ils savaient que la vengeance ne redonnait pas la vie aux morts. Ils s'arrêtèrent pour manger lorsque leur corps réclamait de la nourriture, mais c'était à peine s'ils ressentaient la faim. De temps en temps, ils prirent chacun un bâton et échangèrent une longue série de coups pour se perfectionner dans l'art de l'épée. Après une bonne trentaine de couchers de soleil, ils s'arrêtèrent de façon définitive, posèrent leurs bagages et rassemblèrent tout ce qu'ils trouvaient pour se construire un abri. Leur choix était d'accomplir leur vengeance, ils devaient cesser de marcher ainsi et s'entrainer pour être capable de vaincre ces monstres prenant le visage d'humain. Et peut-être même qu'ils pourraient rassembler du monde à cet endroit pour les aider à chasser les gros loups après un entrainement intensif. Pour le duo l'endroit fut parfait, un cours d'eau coulait non loin et s'ils marchaient quelques heures ils arrivaient dans une forêt. S’entraîner dans la forêt pouvait s'avérer utile étant donné que c'était le terrain favori des loups...
Au début, leur abri n'était qu'une imitation de tente composée uniquement de bouts de bois et absolument pas étanches, puis, peu à peu, ils s'améliorèrent et une sympathique maison de bois au toit hermétique fut construite. Chacune de leur journée était rythmée par les tâches qu'ils effectuaient autrefois pour tout leur camp : apporter de l'eau, créer des objets utiles en terre cuite, couper du bois pour le feu du soir et le feu de chaque repas. Lorsqu'ils n'étaient pas occupés à veiller au camp, ils s’entraînaient à l'escrime, art que Raphaël maîtrisait bien mieux qu'Elenza, ou grimpaient aux arbres pour gagner en souplesse et couraient de longues distances pour gagner en rapidité et en endurance.
L'un comme l'autre savaient que s'ils étaient attaqués par une meute, ils n'avaient aucune chance de les vaincre, mais ils ne doutaient pas un seul instant qu'ils finiraient par trouver une technique pour les battre. Plus le temps passait et plus ils s'amélioraient. L'année du seizième anniversaire d'Elenza tout changea, car vint le jour où Elenza put vaincre à l'escrime celui qu'elle considérait autant comme son professeur que comme un compagnon. Alors, tous deux décidèrent qu'il était temps de réunir plus de monde pour former quelque chose de semblable à une meute. Ainsi ils se rendirent à la ville la plus proche, et, sur la place centrale, Elenza monta sur une petite estrade avec Raphaël pour mieux être vue et elle se lança dans un discours ayant pour unique but de rassembler des jeunes prêts à se battre contre ces monstres. Ni l'un ni l'autre ne mentionnèrent que les créatures étaient des humains la journée, cela aurait fait fuir bon nombre de recrues potentielles. Seuls huit adolescents âgés de treize à dix-sept ans acceptèrent de les rejoindre dans leur bataille, le duo les conduisit à leur refuge pour leur donner le même entrainement qu'ils avaient suivi durant des années. Étant donné que les huit arrivants devaient loger chez eux, ils apprirent à couper du bois et à l'assembler de façon à agrandir considérablement la demeure. Tous deux se montrèrent exigeant envers les nouveaux arrivants, mais aucun d'entre eux ne choisit d'abandonner, surtout que leurs professeurs s’entraînaient en même temps qu'eux et aussi durement qu'eux sinon plus. Leurs entraînements n'avaient malheureusement pas pu durer aussi longtemps qu'ils l'avaient souhaité, mais après tout, la vie était aussi dure que cruelle : la lune éclatante approchait et Raphaël repéra un groupe d'humains plutôt suspects. De ce fait, Elenza décida qu'il était temps pour eux tous de voir si leurs entraînements avaient été utiles ou non.
Chacun d'entre eux s'arma d'une épée, puis ils suivirent Raphaël jusqu'à leur destination. Une fois arrivés, ils montèrent leur campement et placèrent différents ronds de pierre destinés à recevoir du bois et surtout du feux pour piéger les loups, car les deux Nalys savaient très bien qu'ils n'avaient pas ce qu'il fallait pour affronter toute la meute et qu'ils ne pourraient les vaincre que s'ils parvenaient à les séparer. Peu de temps après la tombée de la nuit et l'apparition de l'alignement parfait des deux lunes, un hurlement lupin retentit, ce qui eut pour effet de faire sursauter les huit derniers arrivés. Puis, ils se ressaisirent et prirent leur épée comme Raphaël le leur avait enseigné. Ils se divisèrent en duo vers le piège qu'ils devaient contrôler. Les loups firent leur apparition. Malgré les craintes des deux Nalys sans tribu, les loups se firent prendre aux pièges et se dispersèrent. A chaque fois qu'un loup s'approchait d'un combattant, le partenaire qui était dissimulé allumait les feux pour enfermer le loups avec les deux guerriers. Les loups savaient qu'ils étaient plus forts alors ils ne faisaient pas attention, ou plutôt ils croyaient être les plus forts, mais avec l'entrainement, les combats n'étaient plus inégaux. Il restait toujours quelques Humains qui criaient de douleur sous les puissants coups des loups, mais, désormais, les loups aussi grognaient et expérimentaient la souffrance. Il y avait toujours autant de sang humain qui coulait, mais, désormais, le sang lupin le rejoignait et si trois humains avaient été vaincus, la plupart des loups aussi. Dès qu'un loup tombait, l'un des deux combattant éteignait une partie du feu et les survivants allaient prêter main forte aux autres. Avant la fin de la nuit, la bataille prit fin. Sur dix combattants, il n'en restait que sept dont les deux Nalys. Après avoir éteint chaque feux à l'aide de seaux d'eau qu'ils cachèrent aux alentours, le duo réunit les survivants pour leur dévoiler ce qu'étaient réellement les grands loups. Dans un premier temps, ils furent tous surpris, mais ils finirent par accepter la réalité et ne renoncèrent pas à poursuivre leurs entraînements pour se battre contre eux.

Violente est la séparation

Fatigués, ils allèrent se reposer pour le reste de la nuit puisqu'ils prévoyaient de se lever assez tôt pour ne pas passer la journée à marcher. Ils devaient reprendre les entraînements et essayer de trouver d'autres façons de vaincre les loups avant que leur technique ne soit connue d'eux et ne deviennent inutiles. Sur le chemin du retour, un léger bruit attira l'attention du duo. Raphaël dit aux autres de poursuivre sans lui, et qu'il les retrouverait au refuge après avoir été voir de quoi il s'agissait. C'était toujours lui qui faisait le repérage étant donné qu'il était le plus discret et le plus fort d'entre eux. Doucement et furtivement, le Nalys s'enfonça dans la forêt. Au début, il ne voyait rien : déjà parce qu'il était encore trop tôt pour que le soleil soit levé, mais aussi parce qu'il n'y avait rien à voir. Puis, d'un seul coup, le garçon se retrouva à terre, la respiration coupée avec une vive douleur au bras droit. Un rapide coup d’œil lui permit de se rendre compte qu'il saignait et un instant plus tard il se retrouvait entre les bras d'une jeune femme souriante. Il lui fallut un petit moment avant de s'apercevoir qu'elle le mordait. Plus le temps passait et plus ses forces le quittaient. Alors qu'il commençait à voir flou, la jeune femme se redressa et lui apprit qu'elle se nommait Chléa et qu'elle pouvait lui offrir l'immortalité et la puissance s'il le désirait. Le garçon, ne comprenant rien d'autre que "Puissance", accepta. C'est alors que, la dénommée Chléa se coupa le poignet et lui ordonna de boire son sang, ce qu'il fit après quelques minutes d'hésitation et de répugnance. Juste au moment où la jeune femme retirait son poignet en souriant tendrement, une épée la transperça de part en part. Dans un cri, elle ôta l'épée de son corps et s'enfuit laissant Raphaël dans une situation qu'il ne comprenait ni ne maîtrisait.
Le jeune homme tentait de se relever tant bien que mal lorsqu'il se sentit soulevé fermement par des mains aussi fines que masculines. Le propriétaire de l'arme le fixait comme s'il craignait qu'il se transforme d'un seul coup en monstre. Faiblement, Raphaël lui demanda si cette femme était l'un de ses monstres qui prenait l'apparence d'un loup lors des nuits éclatantes. En souriant vaguement le garçon lui apprit qu'elle était plutôt l'un de ces monstres de la lune écarlate. Guidé par Raphaël, le nouveau venu, nommé Gwindel, fut conduit au refuge auprès d'Elenza et les autres. Raphaël déclara qu'il s'était fait attaquer par un monstre de la lune rouge, sans parler de l'échange de sang qu'il ne pensait pas important. Craignant tout de même de se voir changer, il demanda à rester avec le groupe pour les aider à former les nouveaux arrivants, car ils songeaient à se rendre dans les villes pour recruter d'autres personnes afin d'agrandir leur rang. Ils savaient que leur précédente victoire allait leur permettre d'avoir plus de monde qu'avant.
Dans un premier temps, seuls Elenza et Gwindel prirent en main la formation du groupe, puis une fois guéri Raphaël reprit son rôle de formateur. Seulement, le sang qu'il avait bu l'avait changé, pas de façon visible, mais il voyait et entendait plus loin et plus précisément. Il lui semblait même que ses mouvements étaient plus fluides et rapides et son arme lui semblait plus légère qu'à l’accoutumée. Conscient d'être observé par le chasseur de monstres de la lune rouge et conscient d'avoir des ressemblances avec ces fameux monstres, il faisait très attention à ne pas trop se faire remarquer et à agir exactement comme avant, chose qui était plutôt délicate lorsqu'il se battait ou qu'il était proche d'une personne blessée au point de saigner. Car si le sang ne l'avait jamais dérangé il se surprenait à le trouver de plus en plus alléchant et il parvenait de moins en moins facilement à ne pas se jeter sur ce liquide si précieux.
Ses nouvelles capacités et sa nouvelle puissance grisaient le second survivant de la tribu : s'il était plus puissant cela voulait dire qu'il pouvait attaquer et vaincre beaucoup plus facilement les monstres de la nuit blanche, il était sur le chemin de sa vengeance. Elenza voyait bien qu'il changeait, mais elle supposait que c'était l'agrandissement de leur petite armée qui le rendait ainsi, Gwindel, quant à lui, l'observait avec plus de minutie et bien moins de sympathie.
Grâce au sang que Raphaël avait bu son sommeil était plus léger et de ce fait il s'entrainait chaque nuit à l'insu de tout le monde, ce qui lui permettait d'utiliser ses capacités sans aucune retenue. Lorsqu'un soir l'un des apprentis le surprit, Raphaël essaya de lui faire croire qu'il n'y avait rien d'extraordinaire. En voyant qu'il échouait, il tenta de le convaincre de se taire et de faire comme s'il n'avait rien vu, mais l'intrus avait plutôt envie de le signaler à tout le monde. Avant qu'il ne puisse crier et donner l'alerte, Raphaël était déjà sur lui et mû par un réflexe qu'il ne put réprimer ni même comprendre il l'avait mordu et bu son sang jusqu'à ce que la mort l'emporte. Ou plutôt les emporte, car boire le sang d'un humain avait lancé le processus de métamorphose. Dans un premier temps, Raphaël glissa sur le sol, puis se contorsionna sous la douleur. Toujours à cause de la douleur, il ne put retenir un faible cri qui réveilla Gwindel et alerta Elenza qui montaient la garde un peu plus loin. Gwindel s'était rapidement précipité vers Raphaël et si Elenza, surprise, ne bougeait pas, Gwindel avait déjà dégainé son épée pour trancher la tête de Raphaël qui gisait inerte sur le sol. Au moment où il abaissa son épée, Elenza poussa un cri pour le supplier de ne rien faire et Raphaël ouvrit les yeux désormais rouges et retint l'épée de sa main pour se protéger. Gwindel multiplia les assauts et Raphaël, qui avait ramassé sa propre arme, para chacune de ses attaques avec une facilité désarmante.
Le bruit des lames s'entrechoquant réveilla la plupart des apprentis et tous se trouvèrent désormais aux côtés d'Elenza. Encouragé par leur présence et dégouté par ce qu'était devenu Raphaël, Gwindel entreprit de leur apprendre qu'il était désormais une créature de la lune rouge et que son unique moyen de survie était de boire du sang. A chaque lune rouge, il attaquerait les humains comme toutes les autres créatures, Raphaël n'était plus digne d'être parmi eux, pire il n'était plus digne de vivre. D'ailleurs, était-il vivant alors que quelques instants avant il gisait mort sur le sol ? Elenza ne disait plus un mot, elle ne comprenait plus la situation. Les apprentis étaient tous mitigés et ne savaient que penser, Raphaël lui-même ne savait pas ce qu'il était devenu. Il craignait ce qu'il était autant qu'il était grisé par sa nouvelle puissance et sa capacité à battre les loups. Finalement il n'était pas un loup, donc de quoi devait-il avoir peur ? Il était toujours lui-même. D'un seul coup, il désarma Gwindel, le maintint à terre pour ensuite fixer tout le monde, personne par personne. Il prit quelques secondes de plus pour réfléchir avant de clamer qu'il n'était peut-être plus accepté, mais qu'il ne comptait pas disparaitre du monde et que même s'il le voulait il ne le pourrait pas étant désormais un immortel. Il allait donc partir pour apprendre à se connaitre, pour ensuite revenir et emmener avec lui toute personne voulant le suivre et devenir plus fort pour vaincre les loups et veiller éternellement à ce que les loups ne s'en prennent pas aux humains. En partant, il ne regarda personne à l'exception de la seule personne qui allait lui manquer et qu'il regrettait de quitter : Elenza. Tout comme lui, elle était une survivante Nalys, il l'avait protégée, lui avait appris à se battre pour se protéger elle-même, il l'avait aidée à regrouper d'autres jeunes et à les former et désormais il devait tout abandonner. Il devait l'abandonner, il devait abandonner la dernière Nalys, car comme l'avait dit Gwindel, il était mort.
A peine parti, une dispute, ou plutôt une discussion enflammée, entre Gwindel et Elenza éclata. Il ne supportait pas sa réaction et ne comprenait pas pourquoi elle n'arrêtait pas Raphaël et pourquoi elle l'empêchait de le tuer. Quant à Elenza, elle ne comprenait pas pourquoi il avait voulu le tuer alors que la nouvelle force de Raphaël aurait pu être grandement utile durant les batailles contre les loups. Même les apprentis prirent part à la discussion alors qu'habituellement ils prenaient garde à ne pas se mêler des affaires du trio, ou plutôt de l'ex-trio. Finalement, Gwindel décida de quitter Elenza en compagnie de la moitié des membres, ceux qui étaient du même avis que lui. C'était la fin de l'entente et de l'alliance entre Elenza, Raphaël et Gwindel : ils partirent chacun de leur côté pour faire ce qu'ils croyaient juste. Ainsi, Raphaël errait dans Obscuria pour améliorer ses compétences et pour apprivoiser son nouveau corps autant que pour comprendre ce qu'il était devenu. Gwindel quant à lui, et avec l'aide des apprentis, construisit une nouvelle académie qui ne s’entraînerait que pour vaincre les créatures de la nuit pourpre. Elenza sollicita l'aide des plus anciens apprentis pour poursuivre l'apprentissage dans le seul et unique but de vaincre les loups. Tous les trois regrettèrent leur séparation, mais aucun d'eux ne regretta leurs choix.

Surprenant est le changement

Des années plus tard, sept ans plus précisément, Raphaël avait ressurgi en Obscuria : il n'avait pas disparu, il avait simplement réussi à passer inaperçu aux yeux des humains et surtout des deux maîtres des académies. Le premier endroit où il s'était rendu était son ancien refuge, là où il avait enseigné maintes et maintes choses à des apprentis pour qu'ils puissent battre des loups. Lorsqu'un de ses anciens apprentis l'avait repéré sur leur territoire, il avait peiné à le reconnaître, enfin... il l'avait reconnu mais ne parvenait pas à se convaincre que c'était lui. Il était semblable à l'image de ses souvenirs tout en demeurant différent. Physiquement il était le même, hormis des cheveux plus longs et des yeux rouges, mais son allure et sa prestance avaient totalement changé. Il était plus sûr de lui, marchait droit et surtout il souriait, chose qu'il n'avait pas faite depuis sa fuite avec Elenza lorsqu'il avait quinze ans. Raphaël lui avait juste souri avant de pénétrer dans son ancien refuge pour y retrouver Elenza qui, en le voyant, n'avait fait que deux choses : le frapper en l'insultant et lui sauter dans les bras en continuant de l'insulter de tous les noms d'oiseaux possibles et imaginables. A la demande de plusieurs anciens apprentis et d'Elenza il avait raconté son périple de sept ans, du moins quelques parties. Il leur avait raconté son voyage jusqu'au bout d'Obscuria, ses rencontres avec d'autres enfants de la nuit, le fait qu'il était désormais capable de reconnaitre à l'odeur l'un de ces loups de la nuit éclatante. Certains l'observaient, fascinés et d'autres, inquiets. A la fin de son récit et après avoir parlé avec Elenza il s'était rendu auprès de chaque personne charmée par son récit et, à chacune de ces personnes, il avait demandé si elles voulaient le rejoindre. Certains avaient accepté et d'autres avaient refusé, trop effrayés à l'idée d'être séparés de leurs proches. Le lendemain Raphaël était resté dans l'académie ne pouvant plus se montrer sous la lumière du jour. Cela ne l'avait pas empêché de se donner un peu en spectacle pour conserver ses admirateurs et en conquérir peut-être plus encore. Il se déplaçait rapidement, s’entraînait à l'épée, pour leur montrer l'agilité, la force et la vitesse qu'il avait gagné et qu'ils pouvaient gagner en le suivant. La nuit suivante il en avait fait de même, mais de façon plus discrète, vers les apprentis de Gwindel et sans que ce dernier ne s'en rende compte pour éviter toute effusion de sang inutile.
Le lendemain, en s'apercevant qu'il lui manquait des apprentis et même des anciens, Gwindel avait franchi le pont pour rejoindre Elenza croyant qu'elle en était la cause. Naturellement, elle avait nié toutes implications et lui avait même annoncé qu'il lui manquait des apprentis à elle aussi. C'était le moment qu'avait choisi Raphaël pour se montrer à Gwindel. A peine avait-il fait un pas que le chasseur de vampires avait brandi son arme face à lui pour l'attaquer, Raphaël avait éclaté de rire en disant qu'il n'avait rien à craindre d'une épée qui était pour lui aussi dangereuse qu'un cure-dent. Gwindel avait lui aussi éclaté de rire en lui signalant qu'il avait changé d'épée. Celle qu'il possédait était en hécatolite, une substance étonnamment dangereuse pour les vampires. Connaissant la justesse de ses paroles, Raphaël n'avait rien fait d'autre que hausser un sourcil avant d'observer Elenza qui lui avait indiqué qu'en sept ans les choses avaient évolué et qu'ils connaissaient désormais la faiblesse des vampires : l'hécatolite, et des lycans : l'argent pur. Tout comme les deux académies avaient changé et s'étaient énormément agrandies. Confidence pour confidence, Raphaël avait informé les deux généraux et maîtres des académies que les lycans s'organisaient eux aussi. Plusieurs meutes étaient apparues et elles semblaient veiller à ce qu'aucun loup n'attaque les humains ou ne s'approche des académies. Il leur avait aussi dit que les vampires avaient toujours été organisés et qu'il existait désormais trois grandes familles, sachant qu'il était fondateur de la troisième, qui s'occupaient de gérer les différents vampires et qu'ils étaient bien mieux élevés que la plupart des humains. Après leur avoir appris tout ça, il avait déclaré que les manquants étaient tout simplement en route vers le cercle où se trouvait la plupart des vampires. Puis, il avait quitté l'académie pour ne plus jamais y revenir.
Les années s'écoulaient lentement pour les uns, mais rapidement pour les autres et plus le temps s'écoulait et plus les choses changeaient, pour le meilleur et pour le pire. Lycans et Vampires n'étaient plus aussi visibles qu'ils l'avaient été et si les humaines craignaient d'accoucher un soir de lune rouge ou de nuit éclatante, ils craignaient moins de sortir durant ces nuits. Le temps s'écoulait et les choses changeaient, la médecine s'améliorait et les logements se consolidaient tout comme les villes s'agrandissaient. Les peuples se sédentarisaient et au lieu d'élire un chef de tribu ils avaient élu un premier roi et l'un de ses enfants était destiné à le remplacer un jour. Le roi avait choisi des conseillers : un pour chaque élément vénéré :  l'eau, l'air, la terre, le feu et.. la vie. Chaque conseiller devait organiser fêtes et événements.
Vampires et Lycans se tenaient le plus éloigné possible des humains chasseurs autant que les vampires évitaient les lycans et que les lycans évitaient les vampires. L'académie d'Elenza fut baptisée Académie Nalys en souvenir de cette tribu et de cette femme qui avait enseigné à repousser les loups. Quant à celle de Gwindel, elle fut baptisée Académie Vipers qui n'était autre que son nom de famille. Une statue chacun d'eux se trouve dans le parc de leurs académies respectives. Raphaël n'ayant jamais été l'ennemi d'Elenza,  il lui avait régulièrement envoyé des informations sur les loups et un tableau le représentant se trouvait dans le couloir des héros. A l'heure actuelle, les deux académies ne peuvent s'empêcher de se défier continuellement.

Intéressant est le destin

1785, c'est la date actuelle sachant que l'an 0 correspond au jour où le légendaire trio s'est séparé, bien que ça ne soit pas l'évènement ayant marqué l'an 0. Rien n'a changé, sinon les personnages. Elenza et Gwindel ne sont plus, mais leurs esprits demeurent toujours dans leurs académies et les nouveaux généraux font, à leur manière, honneur aux fondateurs. Les académies se sont agrandies, mais comme les lycans et les vampires ne sont désormais plus que des légendes, les apprentis ne savent pas tout de suite contre quoi ils apprennent à se battre.

Il existe trois meutes, ou plutôt seules trois meutes sont connues pour le moment. Les vampires perdurent toujours tout comme Raphaël et sa famille, les Villadius. Il est d'ailleurs le plus vieux vampire existant. Tout semble calme, mais si tel était le cas alors les Vipers et les Nalys n'auraient plus aucune raison d'exister n'est-ce pas ? Pourquoi ces deux académies poursuivent les apprentissages, quels sont leurs projets et leurs craintes ? Pourquoi Lycans et vampires sont aussi calmes et silencieux alors qu'il y a quelques siècles le monde avait peur d'eux ? N'est-ce pas grisant d'être craint ? N'est-ce pas mieux que d'être oublié ? Ont-ils des projets ? Envisagent-ils de sortir de l'oubli et de rappeler au monde qu'ils ne sont pas qu'une légende ?
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